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Effet des béta2mimétiques sur la perception de dyspnée et l’obstruction bronchique de l’asthmatique: résultats d’une étude comparative.

L. Vivès, P. Biel, J. Cabréra, S. Fayas, J. Vanche, E. Goyeau, A. Didier Collège de Pneumologie du Sud-Ouest.

 

BUT DE L’ETUDE: rechercher l’existence d’un effet eupnéisant « paradoxal » des béta2mimétiques chez l’asthmatique, indépendant de la bronchodilatation.

 

MALADES ET METHODE: Groupe A: asthmes définis (A.T.S. 1987), âge<60, sans antécédents respiratoires ou tabagisme, avec une obstruction bronchique modérée (50%<VEMS<90% - Tiffeneau<84%), sans corticoïdes oraux, à distance d’une inhalation de béta2 pour réaliser 2 spiromètries (pré et post-béta2) précédées  de 2 quantifications de la dyspnée (ou gène) par 2 échelles (Borg et auto-analogique). Groupe B: sujets témoins asthmatiques, avec 1 ou 2 critères d’exclusion.

 

RESULTATS: La gène notée par les malades et le VEMS (et leurs variations post-béta2) n’étaient pas significativement liés. L’effet eupnéisant « paradoxal »($) des béta2 est apparu modeste (A: 9% - B: 7%). Les caractéristiques des malades (âge, social, psychisme), de l’asthme (histoire, évolution sur l’année, sévérité, traitements) et les données lors du test (clinique, E.F.R.) n’ont pas expliqué les variations de réponse aux béta2.

 

(*: coefficient r de Pearson)

Groupe A (N=33)

Groupe B

(N=29)

Age moyen

35 ans

52 ans

Ancienneté de l’asthme

17,9 ans

18,4 ans

% d’asthmes modérés

72%

41%

Gène moyenne pré béta2 (0 à 10)

2,42

2,25

V.E.M.S. moyen pré béta2

72,6%

65,7%

Corrélation V.E.M.S. / Gène pré béta2

0,23* (p=0,2)

0,21* (p=0,3)

Après inhalation de béta2 (test avec le produit du malade)

 

Delta Gène (post / pré béta2)

- 1,28

- 0,72

Delta V.E.M.S.% (post / pré béta2)

+ 10,8%

+ 6,2%

Corrélation Delta Gène / Delta V.E.M.S.

- 0,29* (p=0,1)

- 0,16* (p=0,4)

Gène et V.E.M.S. améliorés

22 (66%)

22 (76%)

Gène améliorée V.E.M.S. inchangé ($)

3 (9%)

2 (6,9%)

Gène inchangée V.E.M.S. amélioré

8 (24%)

5 (17%)

 

 

CONCLUSION: cette étude n’a pas démontré d’effet eupnéisant «paradoxal» des béta2 inhalés. Elle a confirmé la fréquence des dissociations entre perception de la dyspnée et obstruction bronchique (état basal et post-béta2). L’introduction des échelles de dyspnée permettrait de dépister ces dissociations, les asthmatiques faussement soulagés en état stable pouvant constituer un groupe à risque lors des poussées.

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